Sans peur et sans reproche.

 Pour une philosophie celto druidique « sans peur et sans reproche ».Pour ceux d'entre vous qui ont assisté à nos conférences, pardon de rappeler certains faits, et principes de base. Car on ne construit pas sa maison que sur du sable. J'ai volontairement employé, en exergue, cette devise du chevalier Bayard, afin de préciser ma pensée. «  Sans peur et sans reproche ».

Il n'est pas question de se laisser, disons (influencer) par de soi-disant savants qui, en la matière, se révèlent être des ignorants ou de gens d'une honnêteté intellectuelle douteuse. Sans reproche parce que notre propos doit être exempt de tout reproche. La vérité ne peut contenir la contradiction.

Vous avez comme moi, dans les yeux, le visage doux et paisible du druide à barbe blanche, qui la nuit de l’équinoxe d’automne, habillé d'une saie blanche, monté dans un arbre, coupent le gui à l'aide d'une faucille d'or.

Où les aventures d'Astérix, le malin petit gaulois, avec sa potion magique, du gros et sympathique Obélix, avec son menhir sous le bras, nous ont remis ses images à l'esprit. Ils ne sont cependant, qu'images d'Épinal si j'ose ainsi

m'exprimer qui rejoignent, entre autres : Barbe Bleue et Peau d'Âne. En la vérité, les druides, à l'arrivée des tribus celtes, en Europe en général, et en Gaule en particulier se trouvèrent en contact, avec ces nouvelles (peuplades) de race blanche, revenues des Indes, vers leur habitassent d'origine. Leurs connaissances étaient telles, qu'ils furent adoptés d'emblée par ces nouveaux occupants, qui en firent à la fois, des prêtres, des savants, des juges, des éducateurs, des médecins. etc. Ne voir dans les druides que des prêtres d'une religion préexistante aux Celtes, c'est se mettre entièrement dans l'erreur. Loin d'imposer une religion ou d'en créer une, les Druides adoptèrent celle des tribus gauloises, se contentant de l'humaniser, en ces temps de barbarie. Ceux qui prétendent retrouver ou ressusciter la religion druidique sont des farceurs. Il n'y a jamais eu de religion druidique, mais une religion celte, commune il est vrai, pratiquement à toutes les tribus celtiques où par la force des choses les Druides étaient devenus les prêtres d’une religion que nous connaissons mal par ailleurs, comprenaient trois dieux principaux : le dieu du ciel physique : TARANIS, le dieu de la terre : Teutatès, enfin le dieu des enfers : région des morts, des désincarnés, qui d'ailleurs ne faisaient que d'y passer. Ce dieu de  sous terre s'appelait Esus.

 Cette simplification est très schématique, car encore là croyance celte et gauloise se mêle au jargon populaire d’où est sortir un schisme religieux ou exactement un mouvement la religion des Gaulois (philosophie) : où est maître TARANIS ! Les Gaulois croyaient à la vie éternelle, et à la réincarnation. Ce qui les distinguait de nombreux peuples, comme les Romains. On sait quelle admiration avaient les Romains pour les Druides, et quel acharnement ils mirent à les persécuter" Cette conviction de la réincarnation, nous dit César, les rangs intrépides au combat. D'autre part les nouveau-nés reçoivent les noms des ancêtres disparus, c'était la réincarnation des ancêtres dans un nouveau corps, dans la même famille. (Cette croyance paraît commune également aux peuplades du Nord : Scandinavie, Russie, Irlande... Cette idée, et aussi la propriété privée (inviolable et sacrée) réduite cependant, nous dirions aujourd'hui aux meubles, mobilier, charrette, chevaux, bêtes, armes, outils. La terre (déjà noble, appartenait à la tribu ou plus exactement au Clan), composé des descendants d'un même ancêtre. Les terres étaient probablement redistribuées tous les cinq ans, comme cela se faisait avant 1917 en Russie tsariste, chez les pauvres paysans. Ce système qui s'appelait le Mir nous prouve que les Soviets de Staline n'ont pas tout inventé... Chez les Gaulois, le père avait droit de vie et de mort sur ses enfants, pas sur sa femme. Les Gauloises étaient très prolifiques et très indépendantes (pour le second aspect, cela n'a guère changé...) ces considérations, qui peuvent paraître surannées, éclairent le sujet plus qu'il n'y paraît.Cette société gauloise indisciplinée (déjà) était mieux tenue en état par les druides que par les rois. Savez-vous que le roi ne pouvait faire la guerre sans l'accord de son Druide, apprenez que le roi ne pouvait interrompre son Druide, lorsque celui-ci parlait. Ce pouvoir sacerdotal était en général supérieur au pouvoir politique. Les Druides seront remplacés par les clercs de la nouvelle église chrétienne. Clercs avec lesquels ils rentreront vite en conflit, c'était fatal. Bien sûr, il est facile de dire que les Druides adoraient de faux dieux, mais les clercs eux-mêmes prendront des fonctions qui ne leur étaient pas destinées à l'origine : Médecine (ex : Rabelais), instruction primaire (en sus du catéchiser etc..) Certains druides passeront au Christianisme, tels les Irlandais (de St Colomban) en gardant autant que faire se peut leur personnalité, leur originalité, comme en Espagne les Chrétiens de rite mozabite. Combattus par Rome (Roma Caput Mundi) déjà au Moyen-Âge, la Papauté, au cours de la Contre-réforme, aura tôt fait de mettre ces originaux à la raison. Chasse aux sorcières et Inquisition va peupler le Ciel, comme disait Philippe II d'Espagne. Curieusement, et par contrecoup, c'est le protestantisme qui sonnera le glas des sensibilités chrétiennes orthodoxes "non romaines". Il y avait bien longtemps que la Papauté avait liquidé le Druidisme, lorsque aux XVIII ° et surtout au XIX° il réapparaîtra, principalement sous la forme de Loges maçonniques, tolérés d'abord, par la suite violemment combattue par le Pouvoir religieux. Il n'est pas dans mon propos de donner

 

 

 

 

 

 tort ou raison aux uns ou aux autres. Un historien doit être un informateur, non un déformateur journalistique. Il peut

témoin non un partisan, sinon on tombe dans les filets des "Médias" qui transforment un lapin en poisson...

Un minimum d'honnêteté est indispensable en la matière. Je me garderai bien de vous dire que les Druides avaient raison contre les Clercs ou vice-versa. Cependant, pour voir les événements de plus haut que les querelles partisanes et matérielles, la Tradition n'a pas été entièrement perdue. Elle est d'abord passée chez les Templiers. Le pouvoir politique de Philippe Auguste, ne se contentera pas d'éliminer ces gêneurs, il prendra leurs biens, l'argent si

bien volé que gagné. Cela ne lui portera pas chance, par ailleurs, on ne joue pas impunément avec le feu.

 

Les Bénédictins eux aussi auraient hérité de tout ou partie de la Tradition. On a aussi parlé des Roses Croix, et c'est à peu près non sûr. Comme ces deux derniers ordres existent toujours, vous me permettrez d'être circonspect, et de m'en tenir à une stricte neutralité. Retrouver la Science des Druides est une chose bien difficile sauf pour les Initiés. Il y en a encore, croyez-moi. Retrouver leur sagesse est une chose bien plus facile. Bien que nous ayons bien peu de documents, tout était appris par cœur par les disciples, considérés par les Maîtres comme paresseux.

 

Reprenant les sept préceptes de Merlin le Sage, vous penserez que je vous enseigne l'Évangile. C'est vrai que c'est très proche, la Vérité étant une et Indivisible, comme on le disait, il y a 200 ans. Je pense que toutes ces considérations vous rendront les Druides plus

 

 

 

Sympathiques, plus proches de nous, gens de la veille du 3° millénaire. C'étaient des hommes comme vous, et moi avec une sagesse que malgré deux millénaires, remplis de Tradition chrétienne, nous avons bien oubliée. C'étaient un peu nos ancêtres.